Témoignages - 2018

Témoignages pour le Pélé 2018
Témoignage de Lucas, grand frère de Manon - PTA

Le 18 octobre 2005,Manon arriva et j'ai eu une petite sœur. Mais ce jour là personne ne pensait que Manon allait être différente des autres. En avril 2008 nous arrivons à Godewaersvelde, en avril 2009 Manon venait à l'école deux heures par semaines et elle alla à l'école entièrement l'année d'après. Manon et moi étions dans la même école et je me demandais souvent pourquoi elle allait toute seule avec une dame dans une salle, plu tard je compris qu'une AVS l'accompagnait car Manon avait des difficultés. Puis ma sœur changea d'école et alla à St-Amand à Bailleul car elle devait aller dans une classe spécialisée. 

Je grandissais et je comprenais de plus en plus que Manon était différente car maman l'emmener beaucoup à l hôpital. Maman était d'autant plus protectrice avec Manon qu'avec moi ce qui provoquait souvent une certaine jalousie de ma part, surtout quand Manon transformait ma chambre en chantier et que maman me disait juste : "elle ne le fera plus la prochaine fois" mais Manon continuais sans avoir aucun reproche. Je trouvais toujours que Manon était la "petite chouchoute" de mes parents Mais même si elle retournait ma chambre je ne lui en voulait pas.

Manon était devenu trop âgée pour l'école alors il fallu la placer en IME ce que maman ne trouvait pas forcément bien. Avec un père souvent absent, le stresse du Travail de maman, son inquiétude pour l'avenir de Manon, un pas de travers et c'était la zizanie à la maison. J’étais la "victime" de cette accumulation. Manon est aujourd'hui placée en IMPRO et cela lui convient, depuis quelques années Manon fait d énorme effort et parle de mieux en mieux, elle adore le poney et est heureuse quand Le mois de juin arrive car c est Le mois du train rose ou Manon retrouve ses copains de lourdes mais lourdes ne profite pas qu'à Manon, maman aussi à trouvé une autre famille avec Audrey,Cyril,Fabien et Chloé. 

Manon a un handicap mais pour moi c est une sœur comme Les autres.

Lucas

Témoignage de retour de Lourdes 2018

Bonjour à tous. 

Aujourd'hui Mauricette m'a demandé de témoigner de mon premier pèlerinage à Lourdes. Pour vous dire la vérité, ce n'est pas réellement le premier mais le deuxième. Le premier, je l'ai fait à l'âge de 18 ans. Pour ceux qui connaissent les chansons de mon mari Hugues, sur l'album « Face à faces » se trouve une chanson qui s'intitule «Un peu de travers». Cette chanson retrace l'histoire de ce premier pèlerinage, comment, partie pour accompagner un ami je me suis retrouvée « à prier jusqu'à la rosée ». Marie m'avais prise par la main pour m'amener vers son Fils. Ce n'est pas que les malades n'ont pas eu d'importance pour moi à ce moment là, mais j'y ai surtout découvert la prière et la communion avec les chrétiens du monde entier! 
Quelques mois avant, j'avais rencontré celui qui allait devenir mon mari, quand je suis rentrée, nous avons commencé notre histoire commune. Nous nous sommes mariés, nous avons eu des enfants. Nous les avons emmenés à Lourdes, pour qu'ils « voient », nous les avons envoyés au ch'ti pélé, puis au pèlerinage diocésain en classe de Seconde. Avec le groupe de chanteurs et de musiciens de Hugues, nous sommes allés chanter pour des pelés... 

Jusqu'à cette dernière fois en 2010 où nous y sommes allés avec ma meilleure amie Véronique, qui était très malade et qui est décédée deux mois plus tard. Depuis, je n'y avais plus mis les pieds. Et nous sommes venus habiter Bailleul et j'ai rencontré Noël et Mauricette. En voyant leur investissement et leur dynamisme, l'envie d'y retourner est née. Mauricette vous entoure de sa chaleur toute maternelle et vous donne envie de la suivre. Alors je suis partie, forte de mes expériences précédentes et de mon métier d'infirmière qui devaient me faciliter les choses auprès des malades. J'allais peut-être retrouver la foi de mes 18 ans, Marie allait de nouveau venir me chercher. 
Pourtant dès le départ, et ce malgré l'accueil chaleureux que j'ai reçu de la part de tous les BH, et surtout malgré la chaleureuse bienveillance de Mauricette, je me suis sentie très mal. Je me sentais déprimée, seule et complètement perdue, je me suis demandée comment j'allais tenir 6 jours ! Le 3ème jour, il était prévu que je passe la journée au « petit train de l'amitié » et sur le chemin de l'hôtel où loge les pèlerins et les BH du petit train je me suis arrêtée et me suis demandée si je n'allais pas retourner à l'hôtel, faire ma valise et rentrer chez moi. J'ai pensé à Mauricette et à mon mari et je sentais que je ne pouvais pas les décevoir à ce point alors j'ai recommencé à marcher. Je suis arrivée à l'hôtel du Roc de Massabielle. 

Et là, comme toujours depuis le début de ce pèlerinage j'ai été accueillie chaleureusement par tout le monde, BH et pèlerins. J'ai vu arriver vers moi une dame très petite, je pense qu'elle ne mesure pas 1 m, porteuse d'un handicap très lourd. Elle a pris ma main et m'a doucement attirée vers elle, elle a regardé mon nom sur mon badge et m'a dit « Bonjour Valérie, je m'appelle Nora », elle m'a attiré plus près pour me faire la bise. J'ai eu l'impression que mon cœur me tombait dans les chaussettes, qu'est-ce que j'avais à pleurer depuis deux jours alors qu'il y avait plein de choses à vivre avec des gens aussi plein de vie et de punch que Nora. Je pense que mon pèlerinage a vraiment commencé là.

Marie ne m'est pas tombée dessus comme un éclair, elle était dans le regard de chacun des membres de ce petit train de l'amitié qui porte si bien son nom, dans la façon de danser de Nora, dans la douce voix de Marie-Noëlle qui me crie dans les oreilles qu'elle « le connaît lui », parce que c'est vrai, elle connaît tout le monde, dans l'incertitude de Fabien qui a besoin d'être rassuré constamment, en Marie-Christine qui espère bien que je serais jalouse du bisou que lui a donné mon mari, en Laurent qui râle quand je m'approche trop près de lui car il n'aime pas qu'on le touche, dans la force d'Audrey et la fragilité de sa fille Joséphine, dans la force de Valérie et l'énergie de sa fille Manon, et dans le doux regard de Rémi qui ressemble tant à celui de sa maman. 
Merci à vous tous, pèlerins du petit train, merci à tous les BH dont je n'ose pas citer les noms de peur d'en oublier un seul (allez quand même quelques-uns, merci Éliane, Edith, Régis, Chantal, Jean, Virginie, Françoise, Béatrice.... et tellement d'autres ) vos visages sont avec moi depuis notre retour. Un merci tout particulier à toi Mauricette.
Et en bonne infirmière que je suis, je sais que des piqûres de rappel seront nécessaires alors il va bien falloir que j'y retourne... pas pour les aider eux... mais pour qu'ils m'aident moi

Valérie FANTINO
Mon engagement à Lourdes

Il y a eu 10 ans le 21 février, mon mari et moi apprenions que notre Enfant unique, notre Fille chérie avait une maladie orpheline, une maladie qui ne se guérit pas, une maladie qui viendra petit à petit, très insidieusement, lui voler chaque jour un peu de sa vie. 

Tout d’abord la maladie lui a volé la parole, puis la marche, puis son tonus musculaire, et depuis plus de 3 ans elle a pris possession de ses poumons, de sa faculté de pouvoir manger et boire. Il y a 10 ans on se disait que tout cela était irréel : enfin avoir un enfant malade ? Bah non cela n’arrive qu’aux autres ! Et bien cela nous arrivait à nous qui pensions tout avoir pour être heureux. Seulement nous n’avions pas compris où est réellement le bonheur. En sortant du bureau du pédiatre ce jour-là, nous nous sommes regardés mon marie et moi, anéantis, ne sachant que faire, que dire, où aller et nous nous sommes réfugiés dans une église. 

Et depuis, Et bien la vie suit son cours tout simplement. Nous avons eu la chance d’avoir 3 autres enfants qui sont en pleine santé : 3 supers bonhommes qui portent leur grande Sœur et qui nous portent. Une vie où l’on apprend à vivre avec le handicap. Et étrangement on est heureux, jamais, on n’aurait pensé que cela serait possible avec une enfant, notre enfant, atteinte d(une maladie dégénérative. On prend des leçons chaque jour, on grandit, on s’élève parfois on dégringole, mais c’est pour mieux se relever. Pour rien au monde je ne changerai de vie.

Et puis il y a 2 ans j’ai compris l’essentiel ici même à Lourdes. Cela serait mentir que de nier qu’une toute petite partie de mon esprit n’a jamais osé espérer le miracle de la guérison pour ma fille, je pense comme toute personne qui a un être chéri malade. Ce miracle que j’avais espéré durant des années, et bien je ne l’avais pas vu, pas compris. 
Ce miracle il était près de moi depuis 2006 sous mes yeux. 
Mon miracle c’est ma Princesse, ce qu’elle est, sa force, son courage, la vie qu’elle m’offre avec ses rencontres, ses douleurs, ses joies, ses leçons. 

Aussi mon engagement c’est aussi m’engager envers ma fille, envers ses copains de maladie, de handicap. M’engager pour les remercier de ce qu’ils m’apportent ici mais aussi chaque jour de l’année. 

Merci à tous les copains du PTA, vous n’avez pas idée de votre pouvoir que de recharger mes batteries pour des mois durant. Merci à vous mes chers Amis de cœur et de Jurançon d’être Vous. Merci à toi Seigneur et à toi Marie de me donner de la force et de la joie de vivre dans mon quotidien et enfin merci à toi ma Joséphine d’Amour d’avoir fait de moi ta Maman. 

Audrey
Intervention du Père Thomas à la fin de la cérémonie des Etoiles.

Après cette remise d’étoiles, l’on avait dit que notre Train Rose était catapulté dans une constellation, ou encore sous la voûte céleste, autour de celle qui est notre Stella Matutina ( Etoile du matin) : Notre-Dame de Lourdes. 
Mais dans tout ciel, il y a de la pluie ; ce soir l’émotion est grande et nos larmes sont aussi de sortie…
Permettez-moi de vous faire un scoop : votre aumônier du Train Rose fut l’élève de Roger (alors directeur du collège du Sacré-Cœur de Watten) et de Geneviève Bellengier, professeur de français, …

Permettez-moi aussi de vous dire que ce que je suis aujourd’hui, je le dois en grande partie à M et Mme Bellengier !

Un immense merci à l’équipe sortante et bienvenue à nos futurs dirigeants.

Père Thomas Vercoutre, Aumônier du Train Rose.
Témoignage de Camille - jeune du train rose

Bonjour, je m’appelle Camille, j’ai 15 ans et je suis partie à Lourdes du 14 au 19 juin avec des jeunes des lycées d’Hazebrouck pour aider les malades et
handicapés.

Lourdes a été une expérience très enrichissante pour moi. C’était très impressionnant de voir la bonne entente entre toutes les personnes présentes et les liens qui se sont créés en si peu de temps. De voir les malades partagés tant de choses avec nous, sur leur vie, leurs problèmes… 
C’était une semaine vraiment au service des autres, pour leur bien-être, pour voir des sourires sur leurs visages et se rendre compte que l’on peut rendre service et créer la joie autour de nous pour faire passer le meilleur moment possible à tous ces gens
qui attendent ce pèlerinage avec impatience. Je vous souhaite à tous de vivre une expérience pareille qui apporte tant de joie.

Je remercie les malades et les brancardiers qui m’ont permis de vivre une aussi
belle expérience.

Camille
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